Comment je suis devenu visible grâce à mon site

Aujourd’hui, rencontre avec Sébastien Maigne, un musicien aux quatre visages : organiste, concertiste, professeur et compositeur. En 2016, à la suite d’une formation professionnelle à la Philharmonie de Paris, il a décidé de profiter du numérique pour se rendre davantage visible et se faire connaitre auprès de personnes qu’il n’aurait pu joindre autrement. Il a donc créé son site Internet et ouvert un compte sur LinkedIn et sur Facebook. « Il y a eu un avant et un après ! ». Histoire d’un changement :

 

interview sebastien maigne

Commençons par faire connaissance ! Racontez-nous votre métier :

Je suis musicien professionnel depuis environ 25 ans. Professeur, concertiste, organiste liturgique et compositeur. Ces différentes pratiques musicales se nourrissent d’ailleurs les unes des autres.

J’enseigne sans discontinuer depuis 1994 dans les conservatoires municipaux parisiens. J’ai donné des cours également pendant 4 ans aux étudiants de musicologie à la faculté de la Sorbonne.
J’aime enseigner car la transmission et le partage constituent des moteurs extrêmement puissants pour moi.
Cela permet en outre, et c’est loin d’être négligeable, de rester constamment au contact de la jeunesse.
On se sent moins vieillir. Et comme je le disais précédemment, c’est une expérience sans cesse enrichissante et pas seulement pour les élèves et étudiants mais aussi pour le professeur lui-même.

Comme organiste liturgique, j’ai été pendant 12 ans l’organiste titulaire dans une paroisse du XVII° arrondissement de Paris, je poursuis maintenant cette activité en tant que remplaçant dans différentes églises parisiennes voire en banlieue. Cette activité, métier à part entière, fait appel aux ressources de l’interprétation de pièces écrites mais surtout à celles de l’improvisation et de l’accompagnement.
Elle nécessite une grande écoute de la liturgie et aussi une grande adaptabilité instantanée aux besoins du rite pour calibrer ses interventions musicales, les doser, et créer, autant que faire se peut, le climat propre à chaque célébration.

En tant que concertiste, je peux bien sûr m’exprimer davantage par rapport à l’interprétation d’œuvres écrites, dans un répertoire très large qui va du XVI° siècle jusqu’à nos jours. Il m’arrive également de jouer des pièces que j’ai composées, ce qui est un autre aspect de mon art.
Pour en revenir à l’interprétation, le type des concerts auxquels je participe est très varié. Il y a bien sûr le récital, où je joue comme soliste, mais aussi la pratique de l’orchestre, de l’accompagnement de chœurs, l’improvisation sur des films muets et le travail avec des écrivains, comédiens y compris un calligraphe.

4 métiers en un, finalement ! Et pourquoi avoir choisi cette voie professionnelle ?

J’ai choisi la musique, d’ailleurs assez tardivement, car c’était au départ l’un des seuls domaines dans lequel il m’était permis de recevoir et de communiquer une émotion. Cela représentait quelque chose d’absolument vital pour moi. Avec le recul, c’est devenu une évidence.

Cela a commencé par une incitation de ma mère et une sensibilisation de sa part.

Comme il n’existait pas d’école de musique de musique ou de conservatoire dignes de ce nom dans mon petit coin de Poitou, mon initiation s’est déroulée lors de stages de musique sacrée d’une dizaine de jours à Poitiers début juillet chaque année.

Ce qui m’a marqué alors à tout jamais, c’est la découverte du chant choral et des autres activités musicales proposées, instrument, solfège, technique vocale, audition de concerts, avec les autres enfants qui venaient des quatre coins du Diocèse. Le prêtre à l’origine de ces sessions et qui les organisaient tous les ans, le père Gérard Savattier, par son charisme et son sens de l’organisation, un « Napoléon » du stage – il était aumônier militaire – m’a finalement beaucoup influencé aussi dans le choix de mes activités pédagogiques et l’envie de relier différents domaines de l’art les uns aux autres, musique, chant, danse, direction de chœur, art dramatique.

Enfin , je voudrais évoquer aussi le souvenir de mon professeur de français de lycée, Alain Delage, disparu hélas trop tôt, qui un jour où quelques-uns de mes camarades de classe et moi-même nous étions invités chez lui à la veille de passer nos épreuves du bac, m’avait fait écouter un disque, il en avait des centaines, avec les ouvertures de Wagner, et en particulier celle de Tristan und Isolde. Ce fut un choc pour moi. Choc qui m’a bouleversé à jamais et a contribué, à ce moment de ma vie où je m’interrogeais beaucoup sur la suite de mes études et mon avenir, à opter définitivement pour la musique.

Il y a eu ainsi bien d’autres rencontres de ce type qui m’ont nourri dans mon existence.

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ? Qu’est-ce qui vous enthousiasme ?

Avoir des concerts en perspective et espérer que je pourrai partager cette passion avec mes futurs auditeurs.
La chance aussi de pouvoir faire de belles rencontres humaines.

Passons au Web maintenant.

Votre site WordPress sebastienmaigne.com a été créé il y a 2 ans : c’est presque la période Baroque de Vivaldi à l’échelle du Web ! Vous avez aussi un compte Facebook et LinkedIn. Avant, que connaissiez-vous des sites et des réseaux sociaux ?

Quasi rien !

Que vous apporte le site ? Est-ce que cela répond à ce que vous vouliez ?

Je peux affirmer sans mentir qu’il y a eu un avant et un après.

Mon site constitue pour moi un véritable outil promotionnel, particulièrement pour me faire connaître en tant que concertiste. Mon activité dans ce domaine a véritablement décollé depuis lors.
Les organismes ou personnes intéressées me trouvent plus facilement et le site leur permet de se renseigner très précisément sur mes compétences. Avec le site par exemple, je me trouve très bien référencé sur le web, mes nom et qualités apparaissent immédiatement sans être confondus avec mes homonymes.

Ce site est une très belle vitrine et je crois qu’il reflète bien ma personnalité et ma philosophie musicales.

Est-ce que ça vous prend du temps de vous en occuper ? Qu’y faites-vous ?

Je mets à jour régulièrement mon activité de concerts, ceux à venir, et je répertorie ceux qui sont passés dans une rubrique dédiée.
Mais cela se fait assez rapidement, le site est très fonctionnel.
Couplé à mes espaces Linkedin et Facebook, la publicité que je fais pour mes concerts renforce et démultiplie l’interaction entre ces liens.

Des enregistrements audios d’extraits de mes œuvres y figurent en bonne place.
J’envisage dans un avenir assez proche d’y inclure aussi des vidéos car c’est la tendance actuelle pour les musiciens du spectacle vivant.

Mon conseil pour continuer sa progression :

  • lancer son blog, et d’ailleurs c’est déjà en cours de réflexion : cela prend un peu de temps mais cela permet d’une part de créer du contenu engageant et de fidéliser ses visiteurs, et d’autre part, cela permet de faciliter le référencement naturel en multipliant le contenu et les mots clés.
  • Et aussi mettre en place une newsletter pour annoncer ses concerts à ses fidèles abonnés, qui ne sont pas tous sur les réseaux sociaux.

 

C’est une belle histoire qui montre que tout le monde peut se lancer.

Il ne s’agit pas seulement d’un site mais aussi d’un accompagnement, de conseils et d’encouragements aussi.

Internet est une vraie chance, une réelle opportunité qui n’est finalement ni trop compliquée ni trop prenante mais qui ouvre de nouvelles possibilités de rencontres. Utilisons les bons côtés d’Internet à notre avantage !

Laisser un commentaire

Fermer le menu
sit luctus venenatis mattis at ipsum ut venenatis, tristique